Soutenons nos agriculteurs
Crise agricole : notre commune ne détournera pas le regard
Je vous parle ici en tant que jeune agricultrice.
La crise agricole actuelle est profonde.
Entre les accords commerciaux internationaux comme l’UE–MERCOSUR, qui mettent en concurrence nos producteurs avec des agricultures ne respectant ni nos normes sanitaires, ni nos exigences environnementales, et les décisions nationales récentes, l’inquiétude est immense.
Face à cela, je choisis de vous donner clairement notre position de liste.
Parce que l’agriculture n’est pas un thème parmi d’autres. Elle est le socle de nos territoires ruraux, de notre économie locale, de nos paysages, de notre souveraineté alimentaire, et de notre identité.
Une commune ne négocie pas des traités internationaux.
Mais une commune n’est pas impuissante. Elle peut agir concrètement :
• en préservant les terres agricoles,
• en luttant contre leur artificialisation,
• en soutenant l’installation et la transmission des exploitations,
• favoriser les circuits courts et la vente directe,
• orienter la restauration collective vers des produits locaux et de saison,
• soutenir les coopérations entre agriculteurs, artisans et commerces,
• valoriser les productions locales auprès des habitants comme des visiteurs
• en associant les agriculteurs aux décisions qui les concernent : l’eau, les chemin ruraux, les usages du foncier, les projets touristiques ou environnementaux.
Face à une concurrence internationale déloyale, le local devient un acte politique. Notre commune doit être un espace de protection, de dialogue et de développement pour celles et ceux qui nous nourrissent.
L’agriculture est porteuse d’avenir si nous faisons les bons choix, ici, maintenant.
Être maire, ce n’est pas commenter les crises depuis les réseaux sociaux.
C’est créer, à l’échelle de sa commune et de la communauté de communes, des conditions de résistance, de dignité et de développement.
C’est cet engagement-là que nous prenons.
Aubérie DIMPRE - Eygliers demain

